un peu d'histoire

Le métier d'écrivain public est l'un des plus vieux métiers du monde.

Des scribes de l’Egypte de l'Antiquité aux clercs du Moyen-Age, les besoins en homme d’écriture se font ressentir avec l’essor des échanges commerciaux, dans un premier temps, puis avec l’organisation des structures administratives ensuite.

À l’origine, si l’écriture permet de constituer des listes et de tenir des comptes, le scribe peut être considéré comme la première forme du métier d’écrivain public..(le scribe est, au sens historique, celui qui écrit à la main des textes de tout genre).

De la fin du 12ème s. au début du 13ème s., l’essor des villes s’accompagne d’une évolution de la société avec l’apparition de la bourgeoisie  et un enrichissement grâce au commerce. Mais la population reste peu lettrée et la nécessité d’une tierce personne pour rédiger, lire, répertorier les actes commerciaux est un besoin de plus en plus fort. Déjà, à cette époque, le métier d’écrivain public est une réponse à une demande de service. Il est celui  qui rédige les accords, les contrats et les lettres.

En 1280, soixante écrivains publics sont recensés à Paris.

À la Renaissance, certains écrivains publics du 16ème s. ont une bonne situation. Certains se spécialisent et étendent leur domaine de compétences aux actes juridiques en plus des textes administratifs et commerciaux.

Le 17ème s. est une période prospère pendant laquelle l’écrivain public rencontre une clientèle souvent aisée qui lui demande la rédaction de biographies familiales.

Scribe accroupi de Saqqarah - © Musée du Louvre
     Pour les moins fortunés et dans les petites communes où il n’y en a pas, les hommes d’église font souvent office de rédacteurs. 

Mais la Révolution et la période de trouble social qui l’accompagne vont marquer un coup d’arrêt presque fatal à la profession avec la disparition de nombreux cabinets d’écrivains publics.

Au 19ème s., l’organisation de l’administration napoléonienne redonne à la profession un coup de fouet salutaire en provoquant à nouveau une demande de la part des citoyens de toutes les classes sociales, aussi bien de l’artisan que du sous-officier militaire. La profession aurait pu à nouveau disparaître faute de nécessité quand l’école obligatoire a diminué le nombre d’illettrés avec le développement, en 1882, de l’instruction gratuite et laïque pour tous les enfants de 7 à 12 ans par Jules ferry

En effet, à partir du 20ème s., la population est de plus en plus instruite et elle n’a plus besoin d’intermédiaire pour lire et écrire les textes les plus simples de la vie courante. L’appel à un spécialiste ne se fait plus que pour la rédaction de lettres officielles ou d’importance contractuelle. Malgré un endormissement de cette profession, l'année 1980 voit la naissance de l’association Académie des écrivains publics de France (AEPF) et c’est au début du 21ème s. que la Licence professionnelle d’écrivain public est créée à l’université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III, de plus l'université de Toulon prépare à un diplôme d'écrivain public/auteur conseil en formation continue. Et depuis 2005, une formation est proposée au Centre National d'Enseignement à Distance (CNED).

Aujourd'hui, nous comptons plus de 400 professionnels inscrits sur l'ensemble du territoire national.

 

Sources diverses.


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